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Le Travail m’a tué

Le travail m'a tué

De Hubert Prolongeau et Arnaud Delalande
Adaptation de la Bande Dessinée parue chez ©Futurapolis (Juin 2019)

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Jeune ingénieur, Carlos Pérez est embauché en 1988 par une grande marque automobile française. Son rêve d’enfant se réalise.
Issu d’une classe modeste, enfant d’immigrés, il a gravi les marches d’une société dont ses parents vivaient à la marge. Installé dans son travail, il se marie, et attend un premier enfant…
Sa vie se complique dès lors que la société emménage sur un nouveau site à l’opposé de la banlieue paisible où il avait élu domicile. Une nouvelle génération de cadres survient avec la nouvelle direction. La machine à broyer se met en marche. On l’envoie suivre le travail d’une usine en Argentine, pour mieux confier la suite de sa mission à un autre cadre. Lui, devra aller en Roumanie, abandonnant provisoirement sa famille. Les réunions inutiles se chevauchent, sa hiérarchie devient humiliante, inhumaine.
À bout, harcelé moralement, Carlos va commettre l’irréparable !

Raconter la descente aux enfers d’un salarié modèle brisé par l’entreprise. Faisant le choix d’un découpage plongeant les auteurs donnent un cachet sociologique à un parcours individuel qui devient l’histoire de milliers d’autres. Un sujet dérangeant traité avec éminemment de finesse d’approche, au plus juste de la réalité et dont le dessin jeté de Mardon, proche du croquis, révèle la tension et la dureté de la vie professionnelle. Des images fortes, un dessin uppercut qui dit la vérité des témoins.